Le mardi 02 novembre 2015, l’équipe technique (le chef de projet, le chargé de suivi-évaluation, le coordonnateur-terrain) de Mwangaza Action et l’équipe technique d’Alive and Thrive (le chargé de formation et le chargé de suivi-évaluation) accompagné de la conseillère technique du projet se sont rendus dans le village de KOMYARGO dans la commune de LANKOUE pour suivre une assemblée communautaire d’information sur le projet et de négociation. Cette activité rentre dans le cadre du suivi des activités terrain réalisé par l’équipe de mise en œuvre du projet A&T volet mobilisation communautaire.

Précédée d’une rencontre d’information avec les leaders communautaires, cette assemblée communautaire d’information sur les activités du projet, fut une grande réussite. On a pu constater la présence des différentes couches sociales du village à savoir les leaders communautaires, les vieilles personnes, les hommes, les femmes, les enfants et surtout les enseignants de l’école du village avec à leur tête,  le Directeur de l’école.

La rencontre a pu mobiliser 967 personnes dont 267 hommes et 700 femmes. La conseillère technique du projet a remercié la communauté pour son adhésion au projet et aussi demandé son implication effective dans les activités du projet pour le bien être de la communauté toute entière.

Dans le cadre du projet «action pour prévenir le mariage des enfants dans le district sanitaire de Diapaga région de l’Est», MWANGAZA ACTION a mis en club 2337 filles en clubs. Pour ce faire, et pour disposer d’une base de données, elle a initié dans les 50 villages de couverture, une opération de recensement /identification des adolescentes âgées de 10 à 19 ans.  Pour ne rater aucune, La méthodologie de cette opération a été de porte à porte. Cette méthodologie a permis de recenser 4524 filles. Au regard de ce résultat et du nombre de filles, de clubs et de mentors attendus, le comité de mise en club, composé de la responsable du projet, de l’experte de AIDOS, des experts de l’UNFPA et du coordonnateur terrain a opté de ne mettre en club que  les adolescentes de la tranche de 12 à 17. Les filles de cette tranche constituent la cible la plus vulnérable du moment car, c’est dans cette fourchette que les filles sont pour la plupart mariées ou enlevées (rapt), victimes de grossesses parfois indésirées. Sur la base de ce critère, 2637 adolescentes ont été retenues et  réparties dans  119 clubs. Les tailles des clubs sont disproportionnelles et vont de 17 membres au moins à 30 membres au plus. Le regroupement des filles en club s’est fait à partir des fiches de recensement. Ces clubs seront encadrés par 70 mentors. C’est à chaque club de choisir son mentor c’est-à-dire avec qui il se sentira à l’aise.

Ce sont les capacités de 70 mentors femmes qui ont été renforcées sur les mariages précoces, l’excision, droit et santé de la reproduction, IST/VIH et SIDA, planification familiale et sur les techniques de communication et d’animation de  session au profit des adolescentes. Les sessions de formation se sont déroulées par aire sanitaire. Elles  ont été animées par les techniciens d’appui aux communautés en collaboration avec le coordonnateur terrain et l’appui technique des agents de santé  de chaque aire sanitaire. Le but de cette formation est d’apporter aux mentors, l’information et les compétences nécessaires pour une plus efficacités dans les activités.

L’objectif général de cette formation est d’outiller les mentors afin de leurs permettre d’assurer l’animation des clubs d’adolescentes. Il s’agit de façon spécifique, de permettre à ces femmes de :

  • acquérir des connaissances sur les questions de SRAJ ;
  • développer des aptitudes en animation des sessions éducatives au profit des  adolescents ;
  • planifier les sessions d’animation.

Quatre  modules ont été  développés au cours de chaque session de formation:

  • excision,
  • mariage précoces,
  • droits et santé de la reproduction,
  • planification familiale,
  • IST/VIH/SIDA,
  • technique de communication.

La  méthodologie utilisée au cours de ces ateliers a été la méthode  participative : brainstorming, travaux de groupe, présentation suivies de débats ; jeux de rôles/simulations qui ont  permis d’obtenir au terme de l’atelier,   les résultats suivants : les  connaissances des mentors ont été renforcées  sur les thématiques liées à l’excision, aux mariages précoces, à la santé de la reproduction, aux droits humains et en technique d’animation des sessions éducatives.

Pour répondre aux besoins en santé sexuelle des adolescent(e)s, garantir des services de santé de qualité et exemptés d’obstacles pour les jeunes, une formation en SSRAJ a été organisée à l’intention des agents de santé de 10 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) du district sanitaire de Diapaga.  Ce sont les compétences de 20 agents de santé (les chefs de poste et les responsables de maternité) qui ont été renforcées sur la prise en charge de la santé sexuelle et de la reproduction des jeunes et des adolescentes. Cette formation s’est tenue du 06 au 08 juillet 2015 et a été assurée par l’équipe cadre du district. Elle  visait à familiariser les agents aux concepts se rapportant à l’adolescence (jeunes, de jeunes gens) dans le but de circonscrire la période de la cible concernée par les actions à mener mais aussi de décrire la nature et l’enchainement des changements (physique, psychologique et sexuel) qui surviennent au cours de cette adolescence, en vue d’une prise en compte  de ces changements  et  des besoins propres à ce groupe (les adolescentes). Aussi, des modules se rapportant aux infections sexuellement transmissibles, aux soins de la grossesse et de l’accouchement, à l’avortement à risque ont été développés  en complément. Dans ces modules, un état des lieux et les facteurs aggravants est d’abord faite afin de faire connaître la vulnérabilité des adolescent(e)s et la nécessite d’une prise en compte spécifique de ce groupe.

La salle des réunions du Centre bon Pasteur de Dori a abrité la cérémonie officielle de lancement du projet de construction de consensus social en faveur de l’élimination du mariage des enfants et de l’excision dans la région du Sahel. Présidée par Monsieur Amboise Somé, le secrétaire général de la région du Sahel au nom du colonel Djibril Lallé, le Gouverneur empêché, cette cérémonie qui est intervenue le mardi 10 mai 2016, a connu la présence d’autorités régionales, provinciales et de Sylvain Nkeken, le représentant adjoint pays de l’UNICEF au Burkina Faso.

D’un coût global de 404 millions de FCFA et financé par l’UNICEF, le projet SUKAKU qui signifie «enfance» en langue locale Fulfuldé, couvre 230 villages de 26 communes des 4 provinces du Sahel. Pour le projet sukaku, l’UNICEF a appuyé Mwangaza Action pour la mise à disposition de ressources humaines qualifiées composées entre autres de 23 Techniciens d’Appui aux Communautés,  de 06 superviseurs, 460 relais communautaires et 460 éclaireurs et éclaireuses chargés d’animer les clubs des adolescents, l’appui logistique par la dotation de 29 motos, 2 tricycles, un groupe électrogène et du matériel informatique.

«Contribuer à la promotion et à la protection des droits des enfants» tel est l’objectif global du projet. Cet objectif global est scindé en plusieurs objectifs spécifiques, à savoir renforcer les capacités d’autoprotection des enfants et des jeunes, repousser l’âge au mariage, retarder l’arrivée de la première grossesse, diminuer les violences basées sur le genre et faciliter l’émergence des communautés engagées en faveur de l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes telles que le mariage des enfants et la pratique des MGF/E.

Avec un financement de l’ONG américaine ADVOCATES FOR YOUTH, l’ONG MWANGAZA ACTION en partenariat avec l’Association des Jeunes du Département de Léo (AJDL), met en œuvre dans la commune de Léo, Province de la Sissili, un projet destiné à la promotion de la santé sexuelle et de la reproduction des adolescent(e)s. Ce projet intitulé «Amélioration de l’accès aux services de santé sexuelle et de la reproduction pour les jeunes», a démarré en avril 2011 et bénéficie présentement d’une prolongation jusqu’en fin juin 2016.

L’un des objectifs poursuivis par le projet est le renforcement des capacités des acteurs en charge de l’encadrement et/ou de la prise en charge des préoccupations et besoins d’information des adolescent(e)s et jeunes (prestataires de santé et de l’action sociale, enseignants du primaire et du secondaire, etc.) pour une meilleure orientation et prise en charge des adolescent(e)s et jeunes.

C’est dans ce sens qu’un plan de renforcement des capacités des enseignants des classes de CE2, CM1 et CM2 de dix (10) écoles primaires ciblées dans la ville de Léo (CEB Léo 1) a été élaboré en collaboration avec la CEB Léo1 et sous la tutelle de la DPENA-Sissili. Ainsi 30 enseignants, à raison de 3 par école (1 par niveau d’étude des classes de CE2, CM1 et CM2.) ont été formés en début janvier, sur les thématiques de la santé sexuelle et de la reproduction (SSR) des adolescent(e)s et sur les méthodes et techniques de conduite des unités d’enseignement avec les élèves.

A l’orée de la fin de l’année scolaire 2015 – 2016, un jeu-concours inter-écoles des meilleurs élèves en santé sexuelle et de la reproduction (SSR), édition-2016 a été initié par les partenaires du projet. Débuté le 20 avril 2016, les éliminatoires par écoles ont permis de présélectionner 60 élèves (dont 34 filles) à raison de 6 élèves par école (2 élèves par niveau d’étude des classes de CE2, CM1 et CM2).

La finale du jeu-concours s’est déroulée le 25 mai 2016 sous-forme de «journée d’excellence et de récompense» des meilleur(e)s élèves en SSR. Les vingt (20) meilleurs ont été récompensés avec des lots de fournitures scolaires. A noter qu’à l’occasion de cette journée, les 10 écoles partenaires du projet ont reçu chacune une enveloppe de 150.000CFA comme prime d’encouragement pour leurs efforts d’encadrement des élèves en santé sexuelle et de la reproduction (SSR).

Après une année de mise en œuvre du volet MobCom du projet A&T, Mwangaza a jugé nécessaire de recycler tout son staff technique sur les techniques de communication, le suivi et les messages clés de  l’ANJE (spécifiquement IPA, colostrum, AE et pas d’eau). C’est ainsi que du 26 au 29 septembre, s’est tenu un atelier de recyclage à leur intention dans la salle de conférence de la Maison de la Femme de Dédougou. La facilitation des travaux de l’atelier a été assurée par les coordinations terrain et nationale de Mwangaza Action, avec l’appui technique d’une équipe de A&T/Ouaga, de la DRS/BMH et du Coordonnateur régional de CICDOC/EUMC.

Pour faciliter le partage d’expériences et la participation active de tous, 5 groupes de travail ont été constitués autour des superviseurs. Cette méthode de travail se démarque de celle classique qui consiste à administrer un cours magistral aux participants. Elle a l’avantage de stimuler la participation de tous et de permettre à chaque participant d’apprendre des expériences des autres.

Ainsi, à partir de TDR conçus à cet effet, tour à tour chaque groupe après des réflexions et partages en son sein, a exposé sur la façon dont il a mobilisé les communautés et comment l’animation de groupe et la rencontre avec les groupes cibles ont été menées. Une synthèse globale a été faite à l’issue des discussions et échanges sur les présentations des différents groupes.

A la suite de ces partages, les techniques de communication ont été passés en revus, notamment

  • organisation et conduite des animations de groupes avec les cibles primaires (pères/maris et femmes âgées)
  • organisation et conduite des rencontres d’échanges avec les cibles primaires
  • organisation et conduite des rencontres d’échange avec les cibles secondaires
  • organisation et animations des manifestations par village.

Pour ce qui est des évènements inter-villages, étant donné que ce fut seulement le District de Dédougou qui a eu l’opportunité de conduire des activités de sensibilisation au cours de deux événements, la parole a juste été donnée au superviseur de Dédougou pour qu’il partage cette expérience avec les participants.

Les travaux sur les messages clés e l’ANJE ont été conduits ainsi que suit :

  • en travaux de groupes : définition opérationnelle des concepts IPA, colostrum, pas d’eau et AE et terminologies dans les langues locales usuelles ; selon ce qui a été utilisé sur le terrain dans chaque District ;
  • simulations pratiques en salle :
    • d’une animation de groupe avec les femmes âgées
    • d’une rencontre d’échange avec les pères/maris
    • d’une rencontre d’échange avec les leaders
    • d’une rencontre d’échange avec les femmes enceintes et mères allaitantes
  • revue des outils de collecte des données et mise au point sur les imperfections constatées dans leur remplissage.

L’évaluation des travaux à la fin du recyclage a montré que cet atelier n’était pas de trop, eu égard à la progression constatée aussi bien au niveau des connaissances théoriques que de la compétence technique dans l’application des différentes techniques de communication avec les différentes cibles du volet MobCom.

Le jeudi 6 octobre 2016, la Directrice du projet Alive & Thrive venu du siège aux états unis accompagnée  de la chargée de suivi-évaluation, a fait une visite terrain dans la région de la Boucle du Mouhoun, la commune de Ouarkoye, le village Darou, pour toucher du doigt les réalisations de Mwangaza Action dans le cadre du projet Alive & Thrive. Aussi, était de la mission, toute l’équipe technique du projet A&T Burkina Faso ; La conseillère technique, le directeur pays, le coordonnateur chargé de la formation, le chargé de suivi – évaluation, la chargé de la communication et le changement de comportement. Pour ce qui est de Mwangaza Action, Il faut noter, la présence du coordonnateur national, du chargé de suivi – évaluation et du coordonnateur terrain, et celui de EUMC. Ce fut une occasion de s’entretenir avec le premier responsable de la santé de la région de la boucle du Mouhoun.

La mission a pu suivre une animation de groupe avec les femmes âgées et une rencontre d’échange avec les pères/maris. Par la suite, elle a visité le CSPS de FAKENA dont relève le village de Darou.

A l’issue de la visite terrain l’équipe s’est prêtée à une interview de la presse. Une rencontre de débriefing a mis fin à la visite de l’équipe visiblement satisfaite.

Le jeudi 6 octobre 2016, la Directrice du projet Alive & Thrive venu du siège aux états unis accompagnée  de la chargée de suivi-évaluation, a fait une visite terrain dans la région de la Boucle du Mouhoun, la commune de Ouarkoye, le village Darou, pour toucher du doigt les réalisations de Mwangaza Action dans le cadre du projet Alive & Thrive. Aussi, était de la mission, toute l’équipe technique du projet A&T Burkina Faso ; La conseillère technique, le directeur pays, le coordonnateur chargé de la formation, le chargé de suivi – évaluation, la chargé de la communication et le changement de comportement. Pour ce qui est de Mwangaza Action, Il faut noter, la présence du coordonnateur national, du chargé de suivi – évaluation et du coordonnateur terrain, et celui de EUMC. Ce fut une occasion de s’entretenir avec le premier responsable de la
santé de la région de la boucle du Mouhoun.

La mission a pu suivre une animation de groupe avec les femmes âgées et une rencontre d’échange avec les pères/maris. Par la suite, elle a visité le CSPS de FAKENA dont relève le village de Darou.

A l’issue de la visite terrain l’équipe s’est prêtée à une interview de la presse. Une rencontre de débriefing a mis fin à la visite de l’équipe visiblement satisfaite.

Dans le cadre de la mise en œuvre des activités de son Projet «Amélioration de l’accès aux services de santé sexuelle et de la reproduction pour les Jeunes» dans la Commune de Léo, l’ONG MWANGAZA ACTION en partenariat avec l’ONG américaine ADVOCATES FOR YOUTH et l’Association des Jeunes du Département de Léo (AJDL), exécute depuis 2014 un Programme de renforcement des capacités des enseignants de Léo. Le programme comprend également un volet appui aux écoles ciblées pour la conduite de séances d’éducation sexuelle au profit des élèves des classes de CE2, CM1 et CM2.

Ainsi depuis l’année scolaire 2014-2015, une session de formation est organisée par année scolaire, au profit des enseignants de dix (10) écoles primaires ciblées par le Projet dans la Circonscription Educative de Base (CEB) Léo-1 :

  • année scolaire 2014-2015 : formation réalisée du 26 au 28 mars 2015 au profit de 33 enseignant(e)s ;
  • année scolaire 2015-2016 : formation/recyclage réalisée du 06 au 08 janvier 2016 au profit de 30 enseignant(e)s.

Pour cette année scolaire 2016-2017, c’est du 27 au 29 octobre que l’atelier de formation/recyclage a été organisé au profit de 35 enseignant(e)s des classes de CE2, CM1 et CM2.

L’organisation pratique de la formation, notamment l’envoi des invitations aux écoles ciblées, la réservation et la préparation de la salle de formation, ont été assurés par la Direction provinciale de l’éducation nationale et de l’alphabétisation (DPENA) de la Sissili, en collaboration avec la CEB Léo-1 et l’AJDL.

La formation a permis de renforcer les connaissances théoriques et compétences pratiques des enseignants afin de leur faciliter la conduite des cours/leçons d’éducation des élèves en matière de santé sexuelle et reproductive (éducation sexuelle).