Dans le cadre de la mise en œuvre du programme intégré pour la prévention des violences à l’égard des enfants et la prise en charge des victimes au Burkina  Faso, s’est  tenu le mercredi 8 avril 2015 à 9h45mn sur l’ex site d’hébergement des sinistrés  à Tooghin  au secteur  42 , le lancement officiel des activités de la CELLULE LOCALE DE COMMUNICATION (CLC).

Cette cérémonie organisée par l’ONG MWANGAZA ACTION a vu la participation des autres partenaires (AIDOS, VOIX DE FEMME/CBF, LA SAISONNIERE) et celle des autorités administratives (le président de la délégation spéciale de l’arrondissement 10 ; la représentante de l’action sociale de  Nongr – Masson, les représentants-es des institutions) ; des autorités coutumières et religieuses et de la population du secteur 42).

Au cours de cette cérémonie, chaque partenaire de mise en œuvre a présenté de façon succincte sa part contributive dans le programme. Aussi, pour joindre l’ultime à l’agréable, une animation théâtrale des thèmes sur  la maltraitance des enfants confiés dans les familles, l’abus sexuel et le mariage forcé, a été faite, ce qui a égaillé l’ensemble des participants.

Enfin, le président de la  délégation spéciale de l’arrondissement 10 a saisi l’occasion pour louer les efforts faits par MWANGAZA ACTION et ses partenaires pour instaurer un environnement protecteur des enfants au secteur 42 et s’engage à accompagner ces différents efforts. Ceci étant, la cérémonie a pris fin avec la déclaration solennellement du début des activités de la cellule locale de communication.

L’atelier d’amendement des résultats de l’étude de base du «Programme intégré pour la prévention des violences à l’égard des enfants et la prise en charge des victimes au Burkina Faso», s’est tenu le jeudi 09 avril 2015 dans la salle de réunion du Centre pour le Bien être des Femmes CBF.

A cette rencontre, il a été question de présenter :

– les résultats de l’étude de base réalisée par Mwangaza Action dans le secteur 42 pour évaluer le degré de connaissance de la population en matière de droit de l’enfant ;

– les résultats de l’atelier d’auto diagnostic communautaire réalisé également dans le secteur 42 ;

–  les indicateurs du projet.

Des résultats de l’étude de base, on retient que cette étude a permis d’avoir une situation de référence et  de mettre à la disposition des partenaires des donnés de base de suivi-évaluation du projet.

Des recommandations ont été formulés (voir rapport étude).

L’atelier d’auto diagnostic communautaire a permis également de voir les problèmes identifiés, les problèmes prioritaires retenus et les activités à mener pour résoudre ces problèmes par chaque groupe spécifique dans la communauté.

La matrice de suivi des indicateurs a été présentée et les partenaires ont fait des recommandations  et des suggestions pour améliorer l’outil et faciliter la collecte des données qui sera faite chaque trimestre et  présenté au partenaire chaque année.

A la suite de chaque présentation, les participants ont posé des questions de compréhension et d’éclaircissement.

C’est à l’issue de ces discussions qu’il a été demandé aux participants à reverser leur amendement, pour la finalisation des différents documents.

Comment aborder les questions de la santé sexuelle et de reproduction avec les élèves ? Comment les préparer à mieux traverser la période tumultueuse de l’adolescence ?

Ce sont autant de préoccupation qui justifient la tenue de cette formation tenue du 26 au 28 mars 2015 dans la salle de réunion du district sanitaire de Léo. C’était en présence de Monsieur Blaise BAYILI, inspecteur de la circonscription de l’enseignement de base Léo 2, venu représenter le DPENA de la Sissili.

Dans son allocution, le représentant du DPENA Sissili,  s’est appuyé sur des constats faits çà et là dans le milieu scolaire. Selon lui «on relève en effet un nombre non négligeable de grossesses précoces non désirées et de mariages précoces». Devant de telles situations, poursuit –il, «nous sommes tous coupables». C’est justement pour éviter que cette culpabilité ne pèse plus lourd qu’est organisée cette formation afin de soutenir les efforts déjà déployés par les enseignants.

Durant 3 jours, c’est à travers des approches participatives que 22 enseignants des classes de CE et CM de la circonscription de l’éducation de Base Léo 1 ont passé en revue l’ensemble des modules de formation.  C’était avec la facilitation de Monsieur Roger THIOMBIANO et Badjima BAKOUAN de  Mwangaza Action et l’appui technique de Madame Nicole CHEETHAM, Directrice internationale de la division santé et droits des jeunes à Advocates for Youth, basée aux états Unis.

Après les Centres de Santé et de Promotion Sociale (C.S.P.S.) de Lebda, Poulallé et Issaogo, où la stratégie «écoles des maris» a fait ses preuves, Mwangaza Action en collaboration avec ces partenaires dans le centre Nord, envisage l’extension de la stratégie à d’autres CSPS du district sanitaire de Kaya. Un atelier de sélection desdits CSPS a été tenu à Kaya à cet effet le 12 février dernier.

L’atelier a permis d’identifier les 10 formations sanitaires dans lesquelles seront implantées 30 prochaines écoles de maris dans la région du Centre Nord. Ces écoles devront contribuer à réduire la mortalité maternelle et infantile à travers une amélioration de l’implication des hommes dans l’utilisation des services de SR dans les aires sanitaires d’intervention.

Ce sont donc les CSPS de Nessemtenga,Tagalla Birguin, Lilbouré, Kiemna, Tébéré, Ziga, Koura, Tanhoko et Ouédéguin qui abriteront ces prochaines écoles de maris dont l’installation débutera dans le mois de juin 2015.

Le lancement du Projet Alive & Thrive : «Projet de renforcement de l’allaitement pour une meilleure survie de l’enfant au Burkina Faso» s’est déroulé le jeudi 7 mai 2015 à l’hôtel Bon Séjour de Dédougou.

Au nom de Monsieur le Gouverneur de la Région, le Secrétaire Général de la Région a salué l’arrivée du Projet dans sa Région et encouragé Alive & Thrive dans la suite de ses activités. Par la suite, la Directrice Pays d’Alive & Thrive dans son mot, a présenté succinctement le Projet et donné les raisons de sa mise en œuvre  dans la Région de la Boucle de Mouhoun.

Le Directeur du Projet, quant à lui, a présenté le Projet avec toutes ses composantes. On retient que, l’ONG Mwangaza Action, la Fondation Terre des Hommes de Lausanne et l’ONG Developement Média International (DMI) sont les partenaires directs de mise en œuvre du Projet.

Le discours de lancement du Projet, a été fait par le conseiller technique du ministre de la santé, représentant le ministre. A l’issu du discours de lancement, les autorités et les partenaires de Alive & Thrive ont  visité le Centre Médical Urbain de Dédougou. Cette visite a permis de remettre des cadeaux à la maternité du centre.

« Sur ce, je déclare lancer, le projet Action pour les filles adolescentes – Mariage des enfants dans le district sanitaire de Diapaga.» C’est par ces mots que Madame le Haut commissaire de la province de la Tapoa à procéder au lancement des activités du projet à la suite de la rencontre  de présentation du projet aux autorités et  aux services techniques de la localité tenue le 22/05/2015.

Ce projet qui  a pour objectifs  de : repousser l’âge du mariage ou de l’union ; diminuer les violences basées sur le genre ; retarder l’arrivée de la première grossesse chez les adolescentes ;  améliorer la santé sexuelle et reproductive des adolescentes,  faciliter l’émergence de communautés engagées en faveur de l’abandon des mariages précoces et de l’excision ; va contribuer à protéger les droits des filles adolescentes et favoriser l’autonomisation des filles les plus marginalisées en élevant leur statut dans la communauté.

Il sera mis en œuvre dans 50 villages  issus des centres de santé et de promotion sociale(CSPS) de Tapoa barrage, de Tansarga, de Tambaga et de Kotchari tous du district sanitaire de Diapaga

Tous les participants après avoir relevé la pertinence  et saluer l’arrivée du projet dans la zone (qui e

n a vraiment besoin) ont marqué leur disponibilité à soutenir le projet.

En effet le rapt des filles et des femmes constitue un véritable problème dans la région de l’Est. Les mesures de la fréquence montrent que  son ampleur est relativement élevée dans la région : Une femme sur dix âgée de 13-25 ans affirme avoir déjà subi cette pratique selon le rapport de l’étude sur le rapt des filles dans la région de l’Est réalisée en 2012 avec la contribution de l’UNPFA

Cette même source révèle que la province de la Tapoa est la deuxième dans l’ordre (16,5%) après la Komondjoari (20,3%) pour ce qui est de la charge du rapt parmi l’ensemble des cas de violences traités par les services de l’Action Sociale. La fréquence élevée de la pratique du rapt dans la Tapoa a été également établie par les données issues des entretiens qualitatifs. Il y apparaît que le rapt constitue une véritable préoccupation dans cette province tant pour les autorités administratives que pour les populations. De l’avis des agents du secteur de la justice, après les conflits fonciers, le rapt constitue la deuxième infraction traitée par les tribunaux dans la province de la Tapoa.

Dans le même ordre pour l’année scolaire en cours (2014-2015) 35 cas de grossesse en milieu scolaire  ont déjà été enregistrés par les agents des CSPS ci-dessus cités.

En attendant le lancement officiel  des activités du projet, 07 techniciens d’appui à la communauté recrutés dans le cadre du projet  ont reçu une orientation sur le projet (ses objectifs, ses stratégies, ses principales articulations, sa zone  de couverture ainsi que les tâches qui leurs sont dévolues.)  S’était au cours d’un atelier tenu  du 19 au 21 Mai  dans la salle de réunion du Haut commissariat de la Tapoa région de l’Est. Ces techniciens d’appui  à la communauté vont  contribuer activement  à la mise en œuvre du projet. « Action pour les filles adolescentes-mariages des enfants ».principalement  Ils sont  chargés entre autres  de :

  • Faire la mobilisation sociale ;
  • Assurer la formation des autres acteurs terrain comme les  mentors et les membres des cellules locales de communication
  • assurer un service de communication pour le changement de comportement en faveur de la promotion de la jeune fille;
  • faciliter les contacts entre la communauté et les autres partenaires du projet ;
  • suivre quotidiennement et documenter l’exécution du projet ;

Cette orientation s’est faite sous le regard  des services techniques les  concernés  de la province et même de la région. Etaient représentés, les  directions régionales de l’action sociales et de la solidarité nationale, de la promotion de la femme et du genre  et celle  des droits humains de l’Est,  le district sanitaire de Diapaga, la direction provinciale de l’Action sociale et de la solidarité nationale et  celle  de l’éducation nationale de la province de la Tapoa.

L’orientation/formation des superviseurs  et des TAC  a eu lieu à Dédougou dans la salle de réunion de la Direction Régionale de la Santé du 01 au 04 juillet 2015.Cet atelier avait pour but de  renforcer les connaissances et compétences des Superviseurs et des TAC afin de les rendre capables de conduire les activités de mobilisation communautaire sur le terrain.

Il a permis de présenter Mwangaza Action et le programme Alive and Thrive (A&T), d’expliquer le processus de mobilisation communautaire et les outils de travail qui seront utilisés, d’organiser la mise en œuvre des activités sur le terrain, de faire des simulation sur l’animation des rencontres communautaires, d’échanger sur la collaboration au sein du projet et avec les autres partenaires et de préparer le démarrage les activités terrain.

On peut dire que l’atelier a atteint ses objectifs dans le sens que les participant(e)s connaissent mieux Mwangaza Action, le programme Alive and Thrive et le volet mobilisation communautaire qui sera mis en œuvre par  Mwangaza Action ainsi que leurs rôles et responsabilité dans le projet. Aussi, Mwangaza Action dispose d’agents terrain bien outillés et aptes à commencer les premières activités de mobilisation communautaire dans les différents villages d’intervention du projet.

Les participant(e)s ont beaucoup apprécié cet atelier qui selon eux leur a permis de s’approprier le programme et leur mission dans sa mise en œuvre. Cela pouvait se vérifier dans leur assiduité, leur ponctualité ainsi que leur participation très active aux travaux pendant l’atelier.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Alive & Thrive au Burkina Faso, il a été organisé une session de formation de trois jours, du 07 au juillet 2015 à Dédougou à l’hôtel bon séjourau profit des Techniciens d’Appui aux Communautés (TAC) et des superviseurs terrains. La formation s’est focalisée sur l’alimentation du Nourrisson et du Jeune Enfant (ANJE), avec un focus sur l’Initiation Précoce à l’Alimentation (IPA) et l’Allaitement Exclusif (AE) des enfants de 0 à 6 mis.

L’approche méthodologique utilisée a été l’exposée sous forme diapositive (PowerPoint) et des exercices pratiques. Aussi, une visite de terrain pour un exercice pratique portant sur l’observation d’une tétée a eu lieu dans quatre formations sanitaires du district sanitaire de Dédougou.

A l’issu de cette formation, on retient que, les composantes d’Alive & Thrive et la stratégie de mise en œuvre sont clairement connues par les participants et aussi leur connaissance et leur capacité en rapport avec la délivrance des services de l’Initiation Précoce à l’Alimentation (IPA) à travers les contacts de santé maternelles et infantiles déjà existants au niveau des structures sanitaires.

Les ateliers provinciaux de présentation du projet et du plan opérationnel du volet mobilisation sociale du programme Alive and Thrive mis en œuvre par MWANGAZA ACTION, se sont déroulés dans la période du10 au 23 juillet 2015 à Dédougou, Tougan, Toma, Solenzo, Nouna et Boromo.

L’objectif principal de ces ateliers était de faire un plaidoyer auprès des autorités provinciales afin d’obtenir leur soutien dans la mise en œuvre du projet.

Pour ce faire, les participant(e)s ont bénéficié de présentations suivis de discutions qui leur ont permis non seulement de connaître Mwangaza Action, mais aussi, le projet Alive and Thrive et les différentes composantes et surtout le volet mobilisation sociale et participation communautaire qui sera mis en œuvre par Mwangaza Action.

Les échanges avec les participant(e)s ont  permis de recueillir leurs avis et contributions sur les éléments présentés.Les services invités ont tous répondu présents à l’atelier et les participant(e)s  ont participé très activement aux échanges à travers leurs questions de compréhension,  leurs avis et recommandations  pour une bonne marche des activités du projet.

On peut dire que ces ateliers ont atteint ses objectifs, dans ce sens que les participant(e)s, par la voix des premiers responsables des provinces, ont apprécié positivement cette démarche de  Mwangaza Action, qui a consisté à informer les autorités provinciales et communales sur le projet avant le déploiement des activités sur le terrain et assuré de leur disponibilité à accompagner sa mise en œuvre.